21.8.13

Shadrak dans la fournaise de Robert Silverberg



Mécanisme de l'histoire

De sa tour d'Oulan-Bator, Gengis II Mao IV Khan règne, en ce XXIe siècle, sur le monde entier. Sur ce qu'il en reste. En 1991, une éruption cataclysmique du Cotopaxi a assombri le ciel pour des semaines. A la faveur de la terreur et de la nuit, des émeutes. Puis des révolutions. Des guerres, enfin. Et sur les ruines du vieil ordre, les survivants meurent lentement du pourrissement organique, virus surgi d'une usine d'armes bactériologiques. L'humanité pourrit sur pied. Sauf à Oulan-Bator, sauf dans l'organisation du Khan, où grâce à l'antidote de Roncevic, développé sur son ordre, le pourrissement est arrêté. Grâce à l'électronique, le Khan a des yeux partout. Il est le garant de Reconstruction. Il manifeste une vitalité prodigieuse. Il a quatre-vingt-treize ans. Il ne veut pas mourir. Avec l'aide de Shadrak, noir américain devenu son médecin, il ne mourra jamais. Grâce à trois projets immortalité dont le plus sinistre, Avatar, consiste à transférer dans un corps jeune sa personnalité. Pour assurer une tyrannie éternelle ?
Robert Silverberg (Les monades urbaines, Le château de Lord Valentin) propose ici un roman d'une exceptionnelle vigueur, des personnages hors du commun, une action haletante, et aussi une réflexion profonde sur le pouvoir. Shadrak est peut-être son chef-d'oeuvre.

Mon sentiment 
(Shadrak dans la fournaise de Robert Silverberg)
Shadrak brûle et se consume pour son empereur ... et pour ses maîtresse surtout!
Alors ce roman de science-fiction je l'ai acheté et lu, tout simplement parce que le 4ème de couverture permettait à mon imagination de divaguer. Un empereur mongol régnant sur un monde post-apocalyptique ravagé par un virus mortel laissant ses habitants pourrir peu à peu. Dans ma tête, ça résonnait; dictature + post-apo + zombies; partons sur la route d'un bon délire SF!
Ce que je croyais donc être un pur délire n'en était pas un. Mais Shadrak dans la fournaise, fut une lecture distrayante, composée d'un médecin totalement dévoué à son unique patient; le grand Genghis II Mao IV qui lui est absolument terrifié par la mort et obnubilé par l'immortalité pendant que le reste de la population pourri et que les remèdes ne sont pas distribués. Sur certains aspects, il m'a fait penser à "Les Ailes de la nuit", du même auteur, quoique ces deux romans soient très différents. Mais leur raisonnement m'a paru semblable; à quel point peut-on être dévoué et partir loin de chez soi peut aider à s'approcher de soi. Enfin, quelque chose comme ça !
J'ai apprécié la lecture; sans plus.


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